… et c’était chouette.
C’est non seulement visuellement très beau, porté par une ambiance années 1930, rempli d’acteurs supers (j’ai poussé des halètements de chiots en voyant apparaître Christopher Lee à l’écran. Christopher Lee, quoi. Petite, je regardais en cachette ses films de Dracula. Et puis il était venu une année au festival de Gérardmer. En gros, je répudie quiconque ne l’aime pas.)(Emily Mortimer est un sommet de mignonitude)(et Asa Butterfield, qui joue Hugo, a une parfaite bouille de gamin, avec des grands yeux bleus à la Elijah Wood), mais [reprendre la phrase en omettant mes digressions entre parenthèses] c’est avant tout un parfait conte de Noël.
Et si tout au long du film nous sommes plongés dans les mécanismes (les horloges de la gare Montparnasse, l’automate, le cliquetis du projecteur), ceux-ci renvoient sans cesse à la magie ; à l’image de Méliès dirigeant ses acteurs, mettant en place ses “trucs” au moment de filmer, le film, plus qu’un hommage au cinéaste est une ode à la création de l’illusion et au rêve. Ce n’est pas innocent si la clef permettant à l’automate de fonctionner est en forme de cœur.
Et qu’importe la “naïveté” du film, son côté guimauve d’happy end plaqué sur du Dickens et l’hommage peut-être trop appuyé à la fin : ses petits défauts n’ont pas gâché mon plaisir.
Ça tombe bien, parce que le père Noël m’a offert un superbe livre sur Méliès, avec des DVDs de certains de ses films. J’applaudis des deux mains.