Flux RSS

Archives de l’Auteur: Coline

La marinière

Publié le

C’est une idée fixe que j’ai depuis ce printemps : j’ai envie de m’offrir une marinière Armor Lux.

 

Sauf que c’est une lubie qui semble plus que stupide, voire même totalement pourrave, étant donné que je n’ai aucune idée de comment bien accorder une marinière, à part avec un jean. Et puisque je ne porte quasiment jamais de pantalons, même si je fais des efforts depuis qu’une copine de ma mère m’en a filé quelques uns (ça me rend triste, le fringues qui meurent d’ennui dans une armoire), [reprendre ici le fil de ma phrase] et encore moins de jean, c’est un peu nazouille.

 

D’autant plus qu’avec une marinière, j’aurais juste l’air d’une touriste qui découvre la Bretagne et s’est pour l’occasion sentie  obligée d’investir dans les bottes en caoutchouc et le ciré jaune = l’horreur.

 

Je ne conclurai pas non plus sur le fait que rien que de penser à un éventuel achat est déjà hors budget.

 

Pourquoi donc suis-je tourneboulée à ce point, si le monde qui m’entoure me signale que la marinière, et encore plus Armor Lux, c’est pas pour moi ? Je cherche une explication rationnelle à tout cela.

 

Rien à voir avec l’objet du sujet de la chose sus-mentionnée dans cet article de toute beauté inutile, mais cette chanson est trop chouette pour ne pas avoir sa place ici. (Même si elle n’égale pas Jein de Fettes Brot dans mon cœur. Ma chanson en allemand préférée. Avec peut-être Heimweh de Freddy Quinn. Ceux qui peuvent coprendre comprendront, pour les autres, je reviendrai peut-être sur la genèse de cet amour.)

La poésie, c’est cool cool cool

Publié le

Et quiconque prétendra, après avoir écouté Daffodils lu par Jeremy Irons, qu’il n’a pas été touché par la beauté et la mélodie des mots perdra à jamais ma considération truitesque.

Et quiconque prétendra, après avoir écouté Chanson d’automne interprétée par Léo Ferré, que ma passion à la fois pour le poète et le chanteur est totalement sur-exagérée, méritera la décapitation par les rayons lasers de mes yeux.

Les Dimanches pluvieux sont si doux et mélancoliques.

L’heure du choix

Publié le

Depuis que je dévore les épisodes de Battlestar Galactica comme un joaillier fou enfilerait des perles à un collier, j’ai réfléchi plus que jamais à ce que signifie faire un choix.

[Nota Bene : Battlestar Galactica est en passe de devenir ma deuxième série préférée, après Doctor Who, bien entendu]

Le choix, disais-je, d’abord d’accepter de perdre son temps à faire autre chose que bosser h24 sur mon mémoire. Bon, ça c’est en théorie, parce que je me réveille la nuit en sursaut, me maudissant de ne pas avoir passé ma journée à conceptualiser, mais au final le schmilblick n’avance pas. (Le mot mémoire étant trop douloureux dans mon esprit, je le remplace désormais par Schmilblick.)

Mais -allez-vous m’interrompre- pourquoi te torturer à regarder une série si c’est pour ensuite te reprocher à longueur de journées de ne pas faire avancer le schmilblick, chère truite ?

Le plus simplement du monde, voyons :

Ayant dévoré Dollhouse, je ne peux m’empêcher de laisser s’échapper des Grrraaaa, Hiiiiii, et Yooou à chacune de ses apparitions.

Si je voulais faire preuve d’honnêteté intellectuelle, je citerais également Jamie Bamber, mais cet argument me ferait passer en mode fangirl primaire, et ce n’est pas acceptable pour mon intégrité d’esprit.

Plus sérieusement, si j’ai explicité ci-dessus que cette série allait devenir ma seconde série préférée, il y a une raison toute bête : c’est vachement chouette. Tout simplement.

Je me souviens de cette époque plus ou moins lointaine, le lycée, où pour moi être fan de SF signifiait technique, robots, circuits imprimés et tout fan de SF se devait être un garçon boutonneux à lunettes, mal dans sa peau, et forcement en filière scientifique. Que voulez-vous, sortir les préjugés c’est toujours plus facile que tenter de comprendre quelque chose qui ne nous est pas familier.

Un jour, bien entendu, tout a changé : je ne saurais pas dire si c’est à ma première lecture d’Ubik (quelle abeille m’avait piquée ? ) ou mon premier visionnage de Solaris, qui ont dû avoir lieu à peu près à la même époque. Ce basculement définitif qui m’a fait prendre conscience que ce qui rend la SF si chouette, c’est l’étendue des possibilités qu’elle offre. Construire de A à Z un univers, c’est donner la possibilité de pousser à bout certaines réflexions, des angles de vues, dans certains cas un onirisme que la “réalité” baliserait ou limiterait. Et puis c’est surtout ouvrir son imagination : j’en parlais dans mon article sur le Christmas Special de DW ; offrir à son enfance une seconde chance de s’émerveiller et s’émouvoir.

Voici donc les deux rivages entre lesquels navigue la SF : l’émerveillement et la réflexion (dans laquelle j’inclus le questionnement sur nos modes de vie et ce qu’ils pourraient devenir)

Pour en revenir à cette histoire de choix que je tartinais plus tôt, c’est la première chose qui m’a marquée dans cette série. Chaque décision possède des avantages et des inconvénients, mais ne pas faire de choix est la pire des solutions. Et faire un choix, c’est devoir accepter de devoir vivre avec des regrets, des remords. C’était particulièrement marquant dans le pilote, et mon Dieu, ce que j’ai pu en pleurer. (Je pense que ceux qui l’ont déjà vu comprendront mon allusion, pour les autres, désolée, mais comme dirait River Song : “Spoilers !”)

Cette question du choix, je vis toujours plus ou moins avec. C’est un truc que je raconte parfois à mes copains. Je ne sais pas s’ils s’imaginent que c’est une métaphore, ou que j’exagère : je prend mes décisions à pile ou face. Par exemple, le jour où j’ai choisi de venir vivre à Rennes, cela n’a tenu qu’à un lancé de pièce,  et le fait d’avoir misé sur  face.

Ce qui mène, selon l’observateur, à considérer que :

  • soit j’ai bien compris que mon esprit est de toute façon trop limité pour comprendre toutes les implications d’un choix, et que décider par le hasard, ce n’est qu’accepter cela. Et accepter également le fait qu’il y aura toujours des moments de doute ;
  • soit je suis totalement inconsciente pour accepter que le hasard détermine mon avenir.

Mais pour décider de laquelle de ces conclusion est la plus honnête, il faudrait que je tire à pile ou face. Dommage, je n’ai pas de pièce sous la main.

Amicale du mauvais goût #1

Publié le

Je suis une inconditionnelle de la variétoche allemande kitchissime.

Je sais, c’est le genre de choses qu’une personne saine d’esprit n’est pas censée avouer, mais cet amour fidèle ressurgit au fond de mon cœur dès que j’ai la mauvaise idée de cliquer, quand j’erre sur l’Internet mondial, sur mon petit onglet, judicieusement placé dans mon navigateur par les démons du mauvais goût, “NDR1 Niedersachsen” (le livestream de la honte : l’équivalent de France Bleue)(Oui, FRANCE BLEUE)(Mais au moins je connais la météo et les conditions de circulation en Basse-Saxe, je me sens tellement connectée au vrai monde qui ne m’entoure pas).

N.B. Mes phrases emplies de virgules et de parenthèses, c’est un style littéraire, nommé truitisme, donc merci de ne pas me faire remarquer qu’on perd facilement le fil : JE SAIS. Bienvenue dans mon esprit.

Le clip du jour : Peter Maffay – So bist du

(La philosophie des paroles me fait frétiller d’une passion incandescente)

A noter : sperbe punchline : So bist du, du, nur du.

 

(Et encore, je suis sympa : j’aurais pu évoquer l’existence de la version allemande de Santiano, par un groupe nommé Santiano. Mais j’ai trop de considération pour les fans d’Hugues Aufray.)

A mon enterrement #3

Publié le