En lisant la bibliographie d’un livre potassé pour mon mémoire, je suis tombée sur :
GOULEMOT, Jean M., Ces livres qu’on ne lit que d’une main. lecture et lecteurs de livres pornographiques au XVIIe siècle, Paris, Minerve, 1994.
Ça me fascine. Il y a des gens qui décident de passer des années à étudier des sujets carrément étranges, dans un espace-temps semblant sorti d’une imagination à la docteur Frankenstein.
En vrai, je suis jalouse, parce que maintenant j’ai eu ma révélation : mon destin était de devenir docteure ès SF britannique, histoire de passer mes journées plongée dans Doctor Who, Torchwood, H2G2 et j’en passe. Mais je me console en me disant que si j’étais devenue cette personne coule que je me rêve, je n’aurais pas été plus adaptée à la sociabilité que je ne le suis maintenant.
Sinon, je me suis rendue compte assez récemment d’un penchant assez prononcé (qu’on pourrait nommer Tour de Pise puissance 4) pour les dystopies et la thématique de fins du monde, et de survivants qui s’entretuent. Serais-je devenue un poil misanthrope, au point de vouloir observer la décadence humaine dans sa splendeur imaginée ? Et puis crotte, hein, la société, elle a mauvaise haleine.
